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Cas de facturation électronique : les situations les plus courantes en entreprise

Pour garantir un traitement fiable et uniforme de toutes les situations de facturation (même les plus complexes) dans le cadre de la nouvelle loi de facturation, l’AFNOR a défini 44 cas de facturation permettant de standardiser l’ensemble des flux de facturation électronique entre les acteurs impliqués. On vous explique tout dans cet article.

Au sommaire :
1. Pourquoi 44 cas de facturation définis par l’AFNOR ?
2. C’est quoi un cas d’usage de facturation concrètement ?
3. Quels sont les cas de facturation les plus fréquents ?

Pourquoi 44 cas de facturation définis par l’AFNOR ?

Lorsqu’on parle de facturation, on imagine souvent la situation la plus simple — celle du cas nominal : une entreprise émet une facture, son client la reçoit, puis la paie. Ce scénario correspond au fonctionnement standard et “idéal” du cycle de facturation, depuis l’émission par le vendeur jusqu’à son encaissement par l’acheteur.

Ce cas nominal — une transaction classique entre deux entreprises, avec un vendeur, un acheteur et une application simple de la TVA — représente d’ailleurs la majorité des situations : environ 70 à 80 % des factures échangées, selon une estimation. Mais il ne reflète pas toute la réalité.

Dans certaines situations, les cas de facturation peuvent être plus variées. Acomptes, avoirs, facturation périodique, livraisons multiples, interventions d’un tiers ou corrections de factures… autant de cas qui traduisent la diversité des processus métiers et des organisations.

Ces situations dites “spécifiques” représentent tout de même 20 à 30 % des factures, et peuvent impliquer des règles de gestion, des flux et des statuts particuliers dans le traitement de la facture.
Avec l’arrivée de la réforme de la facturation électronique, les flux de facturation deviennent encadrés et standardisés. Chaque cas d’usage de facturation doit donc également être défini et structuré afin de permettre aux logiciels, aux plateformes agréées et à l’administration fiscale de parler le même langage et de traiter correctement les factures électroniques, quelles que soient les situations rencontrées par les entreprises.

Pour couvrir l’ensemble des réalités métiers, une norme AFNOR (XP Z12-014) a ainsi défini 44 cas de facturation électronique, décrivant les différentes situations de facturation possibles et leurs règles techniques.
La liste complète de ces cas d’usage est disponible dans la documentation officielle de la réforme publiée par l’administration fiscale et les organismes de normalisation.

Les cas d’usage décrits par l’AFNOR constituent un référentiel fonctionnel. Leur mise en œuvre relève de la politique commerciale de chaque Plateforme Agréée, qui n’est pas tenue de couvrir l’ensemble des cas décrits.

C’est quoi un cas d’usage de facturation concrètement ?

Un cas d’usage correspond simplement à une situation concrète de facturation.

Selon les secteurs d’activité et les pratiques commerciales, une facture peut être liée à un acompte, corrigée par un avoir, générée automatiquement dans le cadre d’un abonnement, ou encore impliquer plusieurs acteurs comme un tiers payeur ou une société d’affacturage.
Par exemple :

Chacun de ces 44 cas de facturation (et ses variations) a des règles techniques différentes dans le système pour que le flux de facturation fonctionne correctement.

les 44 cas de facturation

Quels sont les cas de facturation les plus fréquents ?

Même si la normalisation prévoit 44 cas d’usage de facturation électronique, moins d’une dizaine de scénarios couvrent la majorité des situations rencontrées dans les PME, selon l’estimation. Pour la plupart des entreprises, 6 à 8 cas suffisent à couvrir la grande majorité des factures émises. Les autres cas d’usage concernent surtout :

Quels cas d’usage facturation sont plus courants ?

Cas très communs (quasi systématiques)

Cas courants (selon l’activité)

À noter : Le cas nominal et la gestion des statuts de cycle de vie et débouclements avec Avoirs ou Factures Rectificatives fait partie des obligations de toutes les Plateformes Agréées. En revanche, comme mentionne le document officiel de l’AFNOR :

(…) Sauf obligation réglementaire spécifique, la mise en œuvre des cas d’usage décrit dans le chapitre 3 de l’annexe A relève de la politique commerciale des acteurs économiques (Plateformes Agréées, OD / SC (Solution Compatible)), qui n’ont donc pas d’obligation d’être en mesure de traiter tous les cas d’usage. Il est d’ailleurs probable que certaines Plateformes Agréées se spécialisent dans la gestion de certains de ces cas d’usage.

Si votre facturation correspond à ces cas courants

Si votre entreprise utilise principalement des situations de facturation classiques la transition vers la facturation électronique sera généralement plus fluide. Ces cas représentent la majorité des flux de facturation des entreprises et sont déjà pris en charge par la plupart des Plateformes Agréées.

Dans ce cas, l’enjeu consiste surtout à vérifier que vos outils de facturation sont capables de produire des factures électroniques dans l’un des formats structurés attendus par la réforme : Factur-X (format hybride PDF + données structurées XML), UBL ou CII. Ces formats permettent aux plateformes et à l’administration fiscale d’extraire automatiquement les données de facturation.

Lorsque l’ERP émetteur est capable de générer directement la facture dans l’un de ces formats du socle, le traitement est fortement simplifié : la Plateforme Agréée d’Open Bee, par exemple, est en mesure d’assurer la transmission au destinataire ainsi que la gestion et la restitution des statuts de cycle de vie au fournisseur, quel que soit le scénario de facturation.

En revanche, lorsque l’ERP ne produit pas nativement une facture au format attendu, la Plateforme Agréée peut refuser un flux si la facture n’est pas exploitable ou peut effectuer une conversion, selon les services qu’elle propose. C’est à ce niveau que les choses peuvent se complexifier : selon le cas de facturation, la qualité de la conversion dépend des capacités de la plateforme. Si celle-ci ne gère pas correctement certaines spécificités, la facture peut être mal interprétée, rejetée ou perdre en fiabilité dans son traitement — y compris dans des cas pourtant considérés comme standards.

Que faire si votre facturation est plus spécifique ?

Certaines entreprises utilisent des situations de facturation plus complexes que les cas standards. C’est par exemple le cas de la facturation à l’avancement, des situations de travaux, des retenues de garantie, de la refacturation de frais, ou encore de la gestion de contrats avec plusieurs livraisons ou prestations étalées dans le temps. Ces situations existent bien dans la norme de facturation électronique, mais elles nécessitent souvent une configuration plus précise des outils et des processus internes. Pour rappel, les situations de facturation spécifiques peuvent nécessiter des capacités particulières, qui ne sont pas obligatoirement proposées par toutes les Plateformes Agréées.

Dans ce contexte, la première étape consiste à identifier clairement les situations de facturation utilisées dans votre entreprise. Il peut être utile d’échanger avec votre expert-comptable, votre éditeur de logiciel ou votre intégrateur afin de vérifier que votre solution de facturation et votre plateforme agréée sont capables de gérer ces cas correctement. Dans certains environnements, notamment lorsque les volumes de factures sont élevés ou que les flux sont déjà structurés, les échanges peuvent également passer par des flux EDI (Échange de Données Informatisé), qui permettent d’automatiser davantage la transmission et le traitement des factures entre systèmes d’information.

Les flux EDI ne peuvent plus être utilisés comme format final d’échange dans le circuit réglementaire de facturation électronique. En revanche, ils peuvent être conservés en amont, à condition d’être convertis vers les formats attendus par la réforme avant transmission. Certaines plateformes (comme celle d’Open Bee) sont capables de convertir les factures EDI afin de les mettre au format attendu par la réforme.

Anticiper ces scénarios et tester les flux en amont permet d’éviter les erreurs de structuration des factures ou les rejets lors de leur transmission.

Toutes les plateformes ne gèrent pas les mêmes cas de facturation

Avec la réforme, la gestion des cas d’usage devient également un critère important dans le choix d’une Plateforme Agréée. Certaines plateformes se concentrent principalement sur les flux de facturation les plus simples, tandis que d’autres sont capables de couvrir des situations plus variées : autofacturation, facturation impliquant des tiers, gestion de notes de frais ou encore traitement de flux structurés issus de l’EDI, par exemple.

Le Grand Benchmark des Plateformes Agréées publié par The Invoicing Hub montre d’ailleurs que toutes les solutions ne se distinguent pas uniquement par leur conformité réglementaire. L’étude compare 100 plateformes selon plus de 50 critères techniques et fonctionnels, comme les formats de flux acceptés, la gestion du cycle de vie des factures ou encore la capacité à traiter différents cas d’usage de facturation.

invoicing hub

L’un des enseignements du benchmark est qu’avant de choisir une plateforme, les entreprises doivent cartographier leurs flux et identifier leurs situations de facturation : facturation classique, facturation impliquant des tiers, autofacturation, notes de frais ou flux EDI existants. C’est précisément sur ce point que certaines solutions se distinguent. Des plateformes comme Open Bee, qui combinent Plateforme Agréée et gestion documentaire, permettent d’intégrer la facturation électronique directement dans les processus métiers et de gérer un éventail plus large de situations de facturation, tout en conservant une vision complète du cycle de vie des documents.

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