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Vidéo et IA : Comment la GED peut prouver l’authenticité d’une vidéo ?

La vidéo occupe aujourd’hui une place centrale dans les entreprises. Outil de communication interne et externe, support de formation, moyen de preuve dans les relations contractuelles ou les procédures RH, élément clé des dispositifs de sécurité… Son usage se généralise à grande vitesse.

En parallèle, l’IA générative bouleverse nos repères. Les deepfakes se perfectionnent, les modifications de vidéos deviennent quasi indétectables, et la falsification de contenus remet en cause la fiabilité de ce que l’on voit. Face à cette évolution technologique fulgurante, une question s’impose : comment prouver qu’une vidéo est authentique, non altérée et juridiquement recevable ?

Et si la réponse venait d’un outil que l’on associe encore trop souvent à la simple gestion documentaire ? La GED – Gestion Électronique des Documents – avec toutes ses fonctionnalités offre aujourd’hui des garanties fortes en matière de traçabilité, de sécurité et de conformité. Un levier stratégique à (re)découvrir pour restaurer la confiance dans les contenus audiovisuels.

Au sommaire :
1. IA générative et falsification vidéo
2. Démocratisation des outils IA
3. Une alliance technologique de 2 éditeurs
4. La GED la solution concrète

IA générative et falsification vidéo : un risque grandissant

Deepfakes, montage IA : des menaces crédibles

L’intelligence artificielle a franchi un cap : elle permet désormais de créer des vidéos hyper-réalistes en quelques minutes, imitant à la perfection un visage, une voix, ou même un discours entier. Le phénomène des deepfakes, ces vidéos falsifiées à l’aide de l’IA, devenues aujourd’hui accessibles à n’importe qui grâce à des outils disponibles en ligne.

Les vidéos truquées par l’intelligence artificielle connaissent une croissance exponentielle, elles sont de plus en plus utilisées pour la fraude, les conséquences sont déjà visibles avec la manipulation médiatique, les escroqueries ciblées, certaines vidéos simulées d’interviews ou de visioconférences sont utilisées pour tromper des collaborateurs, des partenaires ou des clients.

Voici quelques chiffres clés pour illustrer cette tendance
– En 2019, 96 % des deepfakes identifiés sur Internet concernaient des contenus pour adultes, selon une étude de cybersécurité néerlandaise*1.
– En 2025, le nombre d’incidents de deepfakes enregistrés a explosé : 22 cas entre 2017 et 2022, 42 en 2023, 150 en 2024, et déjà 179 incidents rien que sur le premier trimestre 2025, toutes catégories confondues (fraude, politique, célébrités, etc.)*2.
– Les personnalités publiques et politiques ont été particulièrement visées, mais la proportion de vidéos deepfake ciblant le grand public augmente aussi rapidement*3.

Ce type de contenu est de plus en plus difficile à détecter à l’œil nu, ce qui remet en cause la fiabilité visuelle d’une vidéo, autrefois considérée comme une preuve solide.

Pour les entreprises, le risque est double :

l'IA dans la GED

Démocratisation des outils IA : risques accrus pour les entreprises

Les outils IA générative sont de plus en plus accessibles, une vidéo seule ne constitue plus une preuve juridiquement fiable. Sans métadonnées solides, sans historique d’accès, ni contexte de création vérifiable, une vidéo peut être facilement contestée.

Trois éléments deviennent essentiels pour garantir la valeur probante d’un contenu audiovisuel :

fausse video
Vidéo IA ou pas IA ? – VEO3 génère un faux salon de l’automobile en vidéo
Voir la vidéo complète

Veo 3 est le dernier modèle de génération de vidéos par l’IA de Google, annoncé lors de la conférence Google I/O 2025 . Les outils IA progressent très rapidement, pour les entreprises, il devient donc nécessaire de s’équiper de solution qui permet de prouver juridiquement la validité des vidéos notamment pour de l’audit ou de l’inspection, de la maintenance dans le milieu de l’ingénierie, ou encore pour le support client quand il s’agit de diagnostiquer des problèmes à distance.

2 éditeurs s’associent et apportent une solution aux entreprises

En gérant le format vidéo (.mov, .avi, etc.) depuis sa plateforme globale, la GED Open Bee entre en jeu : en assurant la traçabilité, l’intégrité et la conservation sécurisée des vidéos. La solution redonne de la valeur juridique et opérationnelle à ces contenus. Elle devient un socle de confiance, indispensable pour contrer la montée des manipulations liées à l’IA.

Le partenariat technologique entre 2 éditeurs de logiciels comme AMA et Open Bee permettent d’assurer les 3 points essentiels (origine, date, contexte) pour garantir la valeur probante d’une vidéo.
AMA avec XpertEye assure aux entreprises une gestion efficace pour la collaboration professionnelle, allant de l’endoscope, aux lunettes connectées ou bien encore aux drônes.
Chaque entreprise dont le besoin est de certifier l’authenticité de sa vidéo pourra le faire grâce à cette alliance technologique. Les usages en milieu professionnel sont très larges.
Imaginons qu’une compagnie aérienne cherche à faire un contrôle qualité avant le décollage d’un avion. Une simple caméra connectée à XpertEye suffira pour capter l’image qui sera ensuite envoyée dans un coffre-fort à vocation probatoire.

Le monde industriel (comme le secteur de l’automobile, de la logistique…) fait aujourd’hui de nombreux contrôles qualité et peut ainsi suivre cette évolution technologique avec sérénité.

Tout savoir sur cette intégration

La GED : une solution concrète pour certifier et tracer vos vidéos

La GED, ou gestion électronique des documents, est généralement associée aux fichiers bureautiques, aux contrats ou aux factures. Pourtant, elle est tout à fait adaptée à la gestion de contenus multimédias, y compris les vidéos, dès lors qu’on les considère comme des documents à part entière et que la plateforme accepte ces formats.


Appliquée à la vidéo, la GED permet :

Chaque action (consultation, modification, téléchargement) peut être tracée, offrant une piste d’audit complète qui permet de prouver que la vidéo n’a pas été altérée depuis son enregistrement. La GED devient ainsi un outil de certification interne, utile à la fois pour le respect des procédures et en cas de litige.

Certifications et Conformité réglementaire

AMA -certifié B Corp et ISO 27001- et Open Bee -certifié ISO 27001- renforcent leurs technologies respectives en proposant une solution reconnue pour son impact positif sur l’environnement et pour son haut niveau de sécurité. En terme d’accès, la gestion des droits d’accès aux documents sensibles peut être réglé avec beaucoup de finesse et de granularité. Un système de sauvegardes automatiques sur des serveurs cloud hébergés en France, limite le risque de perte et permet une restauration rapide en cas de sinistres.

Adopter une solution GED sécurisée et conforme, c’est donc bien plus qu’un choix technologique : c’est une réponse concrète aux défis posés par la désinformation, la falsification et la perte de valeur juridique des contenus numériques. C’est faire le choix de la fiabilité, de la conformité… et de la vérité.

Sources :
*1 le monde.fr « sur internet la prolifération de deepfaces embarasse professionnels et régulateurs« 
*2 surfschark.com « Deepfake statistics in early 2025 »
*3 rtl.fr « Comment reconnaitre les vidéos truquées par l’intelligence artificielle »

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