De NIS 2 à DORA : la GED au service de la sécurité numérique
Avec l’adoption de la directive NIS 2 et du règlement DORA, les exigences en matière de cybersécurité et de résilience numérique s’intensifient pour de nombreuses entreprises en Europe. Ces nouvelles réglementations imposent des standards élevés de gestion des risques, de signalement des incidents et de sécurisation des données. Dans ce contexte, une solution GED peut jouer un rôle clé en facilitant la conformité documentaire et en renforçant la sécurité des informations.
NIS 2 et DORA : de quoi il s’agit ?
La directive européenne NIS 2 (Network and Information Security 2) vise à renforcer la cybersécurité des entreprises opérant dans des secteurs critiques tels que l’énergie, la finance, les télécommunications, la santé ou encore les transports. Elle impose des exigences strictes en matière de gestion des risques, de sécurité des systèmes d’information et de déclaration des incidents auprès des autorités compétentes. Son objectif principal est d’améliorer la résilience des infrastructures numériques face aux cyberattaques.
De son côté, le règlement DORA (Digital Operational Resilience Act) s’applique spécifiquement au secteur financier. Il met l’accent sur la capacité des entreprises à prévenir, détecter, gérer et signaler les incidents liés aux technologies numériques. DORA impose notamment une standardisation des mesures de cybersécurité et un encadrement strict des relations entre les institutions financières et leurs fournisseurs de services numériques.
Quelles obligations pour les entreprises ?
Cette directive impose aux États membres de développer une stratégie nationale visant à garantir un niveau élevé et constant de sécurité dans les domaines concernés.
Ils devront s’assurer que les entités visées appliquent des mesures de protection adaptées à leurs réseaux, systèmes d’information et infrastructures physiques, selon une approche fondée sur l’analyse des risques en matière de cybersécurité.
Cette approche inclura notamment :
- L’évaluation des risques et des cybermenaces, conformément au règlement 2019/881 sur l’ENISA et la certification de cybersécurité. Celui-ci définit une cybermenace comme « toute circonstance, tout événement ou toute action susceptible de nuire aux réseaux et systèmes d’information, à leurs utilisateurs ou d’entraîner une interruption de service ».
- L’identification et la correction des vulnérabilités, décrites dans la directive NIS 2 comme « une faille, une faiblesse ou une susceptibilité des produits ou services TIC pouvant être exploités par une cybermenace ».
- La prise en compte des risques liés à la chaîne de valeur, incluant les sous-traitants et fournisseurs.
- La détection des incidents, définis comme « tout événement compromettant la disponibilité, l’authenticité, l’intégrité ou la confidentialité des données stockées, transmises ou traitées, ainsi que des services associés ».
- La gestion des incidents, englobant l’ensemble des actions visant à prévenir, détecter, analyser, contenir, résoudre et récupérer d’un incident.
Enfin, la directive renforce l’obligation de signalement des incidents de sécurité. Toute entité affectée disposera de 24 heures pour signaler un incident dès son identification et devra fournir un rapport détaillé dans un délai maximal d’un mois après cette notification initiale.
Pourquoi les sous-traitants sont-ils concernés ?
Les attaques sur la chaîne d’approvisionnement (« supply chain ») sont en forte augmentation. C’est pourquoi NIS 2 impose aux entreprises de s’entourer de partenaires sécurisés.
Les sous-traitants, souvent en lien direct avec des données sensibles et des systèmes critiques, peuvent devenir des points d’entrée pour les cyberattaques s’ils ne sont pas suffisamment protégés. En imposant des exigences de cybersécurité à ces acteurs, la directive permet aux entreprises de choisir des fournisseurs fiables et de limiter les risques liés à leur écosystème.

Pourquoi ces nouvelles réglementations en cybersécurité ?
Les cyberattaques évoluent en permanence en Europe, menaçant des secteurs critiques. Ces attaques, parfois menées par des groupes étatiques ou criminels organisés, visent non seulement à extorquer des rançons, mais aussi à perturber ou détruire des infrastructures essentielles. Les « wipers », par exemple, sont des logiciels malveillants conçus pour effacer des données et rendre les systèmes inopérants, compromettant ainsi la continuité des services publics et privés.
La directive NIS2 élargit son périmètre et introduit des obligations renforcées en matière de gestion des incidents et de gouvernance des risques. Elle vise également à améliorer la coopération entre les États membres pour une réponse coordonnée aux crises cyber.
Quels sont les secteurs concernés par la directive NIS 2 ?

La directive NIS 2 couvre un large éventail de secteurs jugés essentiels au bon fonctionnement de l’économie et de la société. Ces secteurs sont divisés en deux grandes catégories : les secteurs à forte criticité et les autres secteurs critiques. Parmi les premiers, on retrouve des domaines tels que l’énergie, les infrastructures numériques, les transports, la santé, ainsi que les services bancaires et financiers. Ces secteurs sont particulièrement vulnérables aux cyberattaques et nécessitent des mesures de cybersécurité renforcées.
Quelle que soit leur catégorie, toutes les entités doivent mettre en place des mesures strictes de gestion des risques et signaler les incidents de cybersécurité majeurs. Ces obligations visent à renforcer la résilience des infrastructures critiques face aux menaces numériques croissantes.
Comment se conformer aux nouvelles réglementations ?
Pour répondre aux exigences de NIS 2 et DORA, les entreprises doivent adopter une approche globale de la cybersécurité et de la gestion des risques. Cela passe par plusieurs actions clés :
- Évaluation des risques : Identifier les vulnérabilités et mettre en place des plans d’action pour renforcer la résilience numérique.
- Mise en place de politiques de cybersécurité : Définir des protocoles stricts de protection des données, de gestion des incidents et de réponse aux cyberattaques.
- Formation et sensibilisation : Assurer que les employés comprennent les bonnes pratiques en matière de sécurité et savent réagir en cas de menace.
- Renforcement de l’infrastructure IT : Adopter des solutions de cybersécurité avancées, comme l’authentification multifactorielle, les pare-feu intelligents et la surveillance continue des systèmes.
- Collaboration avec des prestataires de confiance : Travailler avec des partenaires certifiés pour garantir la conformité et la sécurité des services numériques.
La GED Open Bee : un outil stratégique pour la sécurité documentaire
La sécurité des documents commence par un contrôle strict des accès. Open Bee intègre des mesures avancées telles que l’authentification à deux facteurs (2FA), l’accès via protocole HTTPS, une politique de verrouillage et une approche Zero Trust, garantissant que seuls les utilisateurs autorisés accèdent aux données.
Au-delà de l’accès, Open Bee assure une protection renforcée des données avec le chiffrement, des permissions granulaires, une traçabilité complète des actions, ainsi qu’un partage sécurisé en externe des documents, incluant l’authentification par mot de passe.
Enfin, la sécurité de l’infrastructure est un élément clé. Les applications Open Bee Cloud sont hébergées dans les datacenters Orange en France, garantissant souveraineté et haute disponibilité. Orange applique une sécurité physique de haut niveau avec un contrôle strict des accès, des protocoles rigoureux de surveillance et une équipe dédiée à la protection continue des infrastructures, notamment dans le cadre de la directive NIS 2.
Toutefois, si la GED est un pilier essentiel de la conformité et de la cybersécurité, elle ne suffit pas à elle seule. Elle doit être intégrée dans une approche globale incluant des mesures complémentaires comme la surveillance des menaces et des protocoles de réponse aux incidents.
En combinant ces différentes stratégies avec des outils comme la GED sécurisée, les entreprises peuvent non seulement respecter les nouvelles obligations réglementaires, mais aussi renforcer durablement leur sécurité face aux cybermenaces.
*Pour aller plus loin, consultez les sources officielles :
cyber.gouv.fr
enisa.europa.eu
nis-2-directive.com
cyber.gouv.fr
